Corée, février 1951. Alors que les négociations en vue de conclure un armistice piétinent, la guerre se poursuit sur le front de l’Est, où le corps d’un officier de l’armée Sud-Coréenne est retrouvé, tué d’une balle apparemment tirée par quelqu’un de son propre camp. Envoyé sur place pour mener l’enquête, un lieutenant y croise son ami d’enfance, qui était autrefois un paisible étudiant et qu’il croyait tombé au champ d’honneur. En l’espace de deux ans, celui-ci est monté en grade jusqu’à devenir le co-leader d’une section redoutée menée par un jeune capitaine, la Compagnie Alligator, dont les soldats portent parfois l’uniforme Nord-Coréen par-dessus le leur afin de se protéger du froid. C’est alors que s’engage la bataille qui va décider de l’avenir du pays, sur la cime d’une colline censée déterminer la frontière entre Corée du Sud et Corée du Nord… Interprété par l’excellent Shin Ha-Kyun (Sympathy for Mr.Vengeance, Thirst), The Front Line, réalisé par Jang Hun (Secret Reunion) est en lice pour représenter la Corée du Sud aux prochains Oscars et semble devoir autant à Frères de sang qu’à La Ligne rouge et Hamburger Hill.
Rien d’étonnant à ce que This Means War (Target en VF), qui sort en France le 14 mars, rappelle Mr. & Mrs.Smith : les deux films partagent le même scénariste, Simon Kinberg, récemment co-auteur du Sherlock Holmes de Guy Ritchie. McG ayant fait ses preuves en termes d’action sur les Charlie’s Angels et Terminator Renaissance, on ne doute pas que le résultat soit spectaculaire, malgré un pitch tout droit sorti d’une comédie romantique (deux agents de la CIA, par ailleurs amis proches dans le civil, deviennent rivaux après s’être rendus compte qu’ils sortent avec la même fille, jouée par Reese Witherspoon, productrice du film avec Will Smith). Chris « Kirk » Pine et Tom « Bane » Hardy (venu remplacer Sam Worthington), tous deux échappés de l’Enterprise (personne ne s’en souvient, mais Hardy a joué un clone de Jean-Luc Picard dans Star Trek Nemesis), occupent la tête d’affiche et il faut bien avouer que leur présence justifie à elle seule qu’on s’intéresse à cet actioner certes light mais apparemment plutôt drôle et bien emballé. De quoi se consoler de l’infâme Night and Day…
Comme d’habitude chez Soderbergh, le casting est royal. Comme d’habitude chez Soderbergh, on se méfie comme de la peste du résultat final, surtout depuis qu’on a vu Contagion. N’empêche, Michael Fassbender, Channing Tatum, Michael Douglas, Antonio Banderas, Ewan McGregor, Bill Paxton et Mathieu Kassovitz à l’affiche du même film, ça donne méchamment envie. Pourtant, aucun d’entre eux n’est la star de Haywire (ex-Knockout), puisqu’il s’agit de la Texane Gina Carano, championne de MMA aperçue dans Blood and Bone et future déesse Circé de Percy Jackson & the Olympians : the Sea Monsters de Thor Freudenthal (réalisateur de Palace pour chiens, donc pas forcément prédisposé à la mythologie grecque, mais bon). Elle y interprète Mallory Kane, un agent des Black Ops spécialisée dans les missions clandestines. Après avoir libéré un otage à Barcelone, elle est envoyée sur une opération à Dublin mais réalise vite qu’elle a été trahie par ses employeurs. Il ne lui reste plus qu’à tenter de revenir aux Etats-Unis pour mettre sa famille à l’abri tout en essayant de se venger de ses peu scrupuleux employeurs. Signé Lem Dobbs (L’Anglais, Dark City et le formidable La Manière forte, réalisé par John Badham avec Michael J. Fox et James Woods il y a vingt ans), le script ne semble pas ménager beaucoup de surprises et ressemble fort à une version féminine des Jason Bourne, mais on est tout de même très curieux de voir l’homme de Hors d’atteinte s’attaquer au thriller d’action, d’autant que les combats ont été réglés par les chorégraphes de Warrior et d’Expendables ! La sortie en France est prévue le 18 avril.
Après City of Life and Death, The Flowers of War reconstitue lui aussi la prise de Nanking en 1937, où les envahisseurs japonais massacrèrent plus de deux cent mille chinois et commirent plusieurs dizaines de milliers de viols. Le réalisateur de Hero, du Secret des poignards volants et de La Cité interdite s’intéresse ici à l’histoire d’un prêtre (Christian Bale) qui se rend sur les lieux pour enterrer l’un de ses confrères dans une cathédrale où ont trouvé refuge des écolières et des jeunes prostituées . Epouvanté par le carnage qui ensanglante la ville, il va tenter de les protéger au risque d’y laisser sa soutane et sans revêtir le costume du Dark Knight ni conduire une Batmobile. Comme un vrai héros, quoi. Aucune date de sortie française n’a été communiquée pour l’instant.
Nous sommes bien d’accord : le remake de Footloose ne correspond pas exactement à l’image qu’on se fait d’un film Impact. Alors, nous direz-vous, qu’est-ce qu’il vient foutre ici ? La réponse est simple et d’une totale mauvaise foi : d’abord, on fait ce qu’on veut, ensuite, c’est un film redneck sorti tout droit des glorieuses années 80 qui ont vu la naissance d’Impact et enfin, c’est plus proche de Roadhouse que de Dirty Dancing ! Qui plus est, le réalisateur de ce revival est loin d’être un yes-man puisqu’on lui doit Hustle & Flow et Black Snake Moan et qu’il travaille sur un revival de Tarzan fidèle à Edgar Rice Burroughs. L’histoire ? La même que celle de l’original, à savoir celle d’un jeune citadin (Kenny Wormald succède à Kevin Bacon) qui débarque dans une petite ville où le rock’n'roll et la danse ont été bannis par le pasteur local (Dennis Quaid). Mais le nouveau venu est un vrai rebelle et va changer tout ça, en commençant par séduire la fille de l’homme de Dieu ! Enflammé par une bande-son atomique, Footloose 2011, jugé « pas assez dans l’esprit High School Musical », n’a pas du tout marché aux Etats-Unis, mais sortira en France le 21 décembre.
Après l’avoir jouée Sergio Leone dans Stalingrad, JJ Annaud, le plus ambitieux de tous les cinéastes français, se prend pour David Lean avec Or noir, dont l’action se déroule dans les années trente au Moyen-Orient lors de la découverte du pétrole. Une toile de fond idéale pour raconter l’histoire de la rivalité entre deux rois du désert, l’un ancré dans ses traditions (Mark Strong), l’autre prêt à tout par cupidité (Antonio Banderas). C’est dans ce contexte explosif qu’un jeune prince lettré (Tahar Rahim), déchiré entre son père adoptif et les liens du sang, va unifier les tribus pour conquérir son royaume. Bref, du grand spectacle à l’ancienne, habité par un souffle épique de tous les instants et mis en musique par James Horner. Ca sort le 23 novembre, ça se situe quelque part entre There Will Be Blood et Lawrence d’Arabie et c’est magnifique. Sans compter que voir Antonio Banderas à cheval et coiffé d’un turban réveille le souvenir d’un mémorable treizième guerrier…
Il y a une sacrée équipe derrière le premier film écrit et mis en scène par madame Brad Pitt : Simon Crane, qu’elle avait croisé sur Salt et le méconnu et formidable Beyond Borders, s’est chargé des scènes d’action (on lui doit notamment celles de Troie) , la photo est signée Dean Semler (Apocalypto) et la musique Gabriel Yared sur un thème d’Elliot Goldenthal, le tout produit par Graham King (Blood Diamond). C’est en Hongrie que s’est tournée l’histoire de ce jeune soldat Serbe qui tombe amoureux d’une jolie Bosniaque captive du camp qu’il est chargé de surveiller. L’occasion pour la comédienne, très engagée dans les œuvres humanitaires, de filmer les horreurs de la guerre sans faire de concessions, un peu comme Renny Harlin dans l’étonnant Etat de guerre, complètement passé à la trappe alors qu’il s’agit sans doute de son meilleur film !
Cette fois producteur avec Tom Cruise, JJ Abrams cède la place à Brad Bird pour la quatrième opus d’une franchise qui marque le premier film en prises de vues réelles du réalisateur des Indestructibles et du Géant de fer. Ecrite par les scénaristes d’Alias, l’histoire met les membres de l’Impossible Mission Force dans une position délicate : suite à une attaque terroriste qui détruit le Kremlin alors qu’Ethan Hunt (Tom Cruise) est sur les lieux, le gouvernement américain déclenche une opération clandestine en désavouant les membres de l’IMF afin de leur permettre d’opérer sans qu’on remonte jusqu’à la Maison Blanche. Les choses se gâtent lorsque Hunt et son équipe, victimes d’une embuscade, perdent tout soutien et se retrouvent seuls pour neutraliser la mystérieuse organisation qui a attaqué Moscou. En plus de pas mal de nouveaux venus au sein du casting (dont le charismatique Jeremy Renner, le nouveau Jason Bourne), M:I:4 dévoile des images d’une puissance assez hallucinante qui ne sont pas sans évoquer John McTiernan. Sortie française : le 14 décembre.
Réalisé par le vétéran néo-zélandais Roger Donaldson (Sens unique, Le Bounty, Braquage à l’anglaise), Seeking Justice (c’est le titre en VO) sera le premier des films tournés par notre Nic Cage adoré à sortir en 2012 (le 4 janvier) en attendant Ghost Rider 2 : l’esprit de vengeance et Medalion de Simon West. Cette fois, il interprète un homme qui, suite à l’agression sauvage de sa femme (January Mad Men Jones), loue les services d’un groupe de vigilantes mené par Guy Pearce pour la venger. Seule condition : s’il veut que cette mission soit remplie, il doit lui aussi supprimer l’agresseur de quelqu’un d’autre. Bref, voilà un cadeau du ciel pour les fans de 8MM et juste pour le plaisir, on vous met l’affiche italienne !
Ecrit par Kurt Johnstad (300, Man of Steel), qui adapta Rainbow Six de Tom Clancy pour un projet avorté destiné à Zack Snyder, Act of Valor nous plonge dans le quotidien d’un commando de Navy SEALs chargé de contrer une attaque terroriste à grande échelle sur le territoire américain. Leur mission les emmène de la Tchétchénie aux Philippines en passant par l’Ukraine et la Somalie jusqu’à la frontière mexicaine. Particularité du projet, les producteurs/ réalisateurs, venus du documentaire et de la pub, ont été épaulés par des conseillers militaires d’active et certains des acteurs sont de vrais soldats. Ce n’est pas pour ça que le film sera réussi (d’autant qu’on relève pas mal d’incohérences tactiques dans ces premières images), mais au moins, ils sauront comment tenir une arme, ce qui est loin d’être toujours le cas à Hollywood (cf. Adrien Brody dans Predators). La sortie du film est prévue le 17 février 2012 aux Etats-Unis. Pas gagné qu’il arrive jusqu’en France…
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